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PHOTOQUAI au Quai Branly

Peggy, le 17 novembre 2009

Article rédigé par Alain :

En sortant du musée du quai Branly nous avons été intrigués par un labyrinthe installé sur le quai le long de la Seine.

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Un petit détour et nous sommes rentrés dans une expo photos originale Photoquai consacrée à la photographie non occidentale. Nous avons pu voir les œuvres de nombreux photographes contemporains.

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Chacun aborde le XXI éme siècle avec sa sensibilité et son originalité : L’environnement, le social, la guerre, la politique, la poésie, …

Ballade très enrichissante qui, hélas, va se terminer bientôt puisque la clôture de l’expo est programmée pour le 22 novembre.

Alors si vous avez envie de rêver un peu allez y vite.

A priori d’autres sites de Paris sont partenaires de cette expo, vous retrouverez leurs coordonnées sur le site de l’expo que j’ai découvert après, il est très instructif.

Infos pratiques :

Expo gratuite sur le quai Branly jusqu’au 22 novembre

Pour y aller : Alma-Marceau (ligne 9), Pont de l’Alma (RER C),

Site de l’expo : http://www.photoquai.fr/

Uniqlo : nouvelle marque à Paris pour les frileux(ses) !

Peggy, le 16 novembre 2009

Le magasin qui fait fureur en ce moment à Paris c’est Uniqlo… on se croit à Tokyo rue Scribe dans le le 9ème.

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Uniqlo est une marque japonaise spécialiste des vêtements (sous-vêtements) qui tiennent chauds grâce à sa technologie HEATTECH : le tissu absorbe la transpiration pour la transformer en chaleur, les poches d’air présentes entre les fibres permettent une isolation thermique, la matière est douce, extensible et facile à entretenir.

On retiendra également le nombre impressionnant de jeans et de pulls en cachemire pas très chers.

Pour ne pas entrer en dépression avec l’arrivée de l’hiver… les couleurs de la collection sont éclatantes : rouge, fuchsia, jaune, bleu ciel… même le rose pétant est permis pour les hommes.

Le petit plus du magasin : les vendeurs et caissiers sont très polis et souriants… quel bonheur !

Merci à Vivienne pour cette découverte (qui avait l’habitude d’acheter cette marque lorsqu’elle habitait Hong Kong).

Site internet : http://www.uniqlo.com/fr/

La manufacture des Gobelins

Peggy, le 13 novembre 2009

La manufacture des Gobelins ouvre ses portes le temps d’une visite guidée…

J’ai adoré cette visite qui retrace histoire et technique ! Dans cet article, je m’attarde un peu sur la technique du tissage… abstraite sans photo (les photos sont interdites).

Le nom du quartier des Gobelins est issu du nom de famille Gobelin. Cette famille a teint les fils de laine du 16 éme au 18 éme siècle et a inventé le rouge écarlate.

Ce quartier était traversé par la Bièvre. Le cours d’eau attira de nombreux tanneurs et teinturiers de la ville car pour réaliser leur travail et les bains de couleur, ils avaient besoin de beaucoup d’eau. Malheureusement, ces techniques étaient très polluantes et le cours d’eau devint très vite insalubre. La mairie décida au 19ème siècle de recouvrir la Bièvre. Aujourd’hui si vous marchez sur la rue Berbier du Mets, le cours d’eau coule sous vos pieds.

La manufacture des Gobelins a été créée par Colbert en 1662 sous le règne de Louis XIV. Elle a toujours travaillé pour le roi ou l’Etat. Il est impossible pour une personne « privée » d’acheter un tapis ou une tapisserie de la manufacture.

En entrant dans la manufacture des Goblins, nous découvrons les ateliers de tissage.

Il existe 3 ateliers et donc 3 techniques différentes :

– Atelier des Gobelins :

Cet atelier utilise la technique de la haute lisse pour la tapisserie. La lisse se trouve au dessus de la tête du lissier. Le lissier travaille sur l’envers de la tapisserie.

– Atelier de Beauvais : technique de la basse lisse (tapisserie)

L’atelier était au début situé à Beauvais. Il utilise la technique de la basse lisse pour la tapisserie. La lisse se trouve en bas (pédales). Le lissier travaille sur l’envers de la tapisserie. Avec la technique de la basse lisse les fils sont plus serrés, la tapisserie est dont plus résistante. On utilise notamment ces tapisseries pour les sièges.

– Atelier de la savonnerie

Cet atelier réalise les tapis. Le lissier travaille sur l’endroit du tapis. L’atelier est nommé « Savonerie » car il était situé dans l’ancienne boutique de savon.

Il faut faire la différence entre la tapisserie et les tapis. La tapisserie est le passage de la trame entre les fils de la chaine. La technique du tapis est une juxtaposition de nœuds pour réaliser un velours.

Même si la technique est la même qu’au 16ème siècle, les œuvres sont contemporaines. Les artistes et les œuvres sont choisis par une commission du ministère de la culture. Avant de commencer la tapisserie ou le tapis, les couleurs sont sélectionnés sur un nuancier qui contient plus de 14 000 tons ! Les fils sont en laine Merinos et sont  importés de Nouvelle Zélande.

Enfin sachez, qu’en fonction de la difficulté du modèle, un lissier réalise en moyenne 2m² de tapisserie par an ! Quelle patience !

Quelques mots de vocabulaires :

La Chaine : les fils sont tendus sur le métier dans le sens de la longueur

La trame : les fils de couleur sont passés entre les fils de la chaine paires et impaires

Une broche : Objet en bois sur lequel est enroulé le fil d’une couleur

Le peigne : Objet qui permet de tasser les fils de laine

Il existe des visites guidées mardi, mercredi et jeudi à 14h et à 15h pour 8 euros. Pensez à téléphoner pour savoir s’il reste des places !

Site internet : http://www.mairie13.paris.fr/mairie13/jsp/site/Portal.jsp?page_id=92

Exposition Tiffany au musée du Luxembourg

Peggy, le 10 novembre 2009

Louis Comfort Tiffany est né le 18 février 1848 et est le fils du célèbre orfèvre américain Charles Lewis Tiffany. Louis C. Tiffany est un véritable touche à tout : peintre, décorateur, designer… il deviendra un des artistes les plus importants de l’art nouveau. Il est passionné par le travail du verre, il améliorera ou mettra au point de nombreuses techniques.

Voici un des premiers vitraux réalisés par Tiffany vers 1880. Ce vitrail est très moderne pour l’époque car couleurs et la texture crées un dessin abstrait. L’insertion des pierres grossièrement taillées donnent de l’éclat au vitrail. Ce modèle était exposé à New York dans l’appartement de Tiffany (Bella apartments).

Tiffany

Tiffany et son équipe ont réalisés de nombreux vitraux pour les églises. Pour réaliser ces vitraux, Tiffany utilisait toujours la même technique. D’abord, il faisait une esquisse grandeur nature du vitrail afin de valider le dessin avec le client. Puis un carton grandeur nature avec les réseaux de plomb était réalisé. Ensuite, le carton était découpé pour être exposé sur un chevalier à la lumière. Ici commence le travail du choix des textures et de luminosité du verre. Enfin, les morceaux étaient assemblés par les vitriers chez le client. Parfois, il pouvait superposer jusqu’à 2 cm de verre… malgré les joints de plomb, la structure restait très fragile.

J’ai adoré les vitraux, on remarque vraiment le travail sur la luminosité… on a une impression de relief.

Vous apprendrez à différencier les verres : verres striés, verre moucheté, verre peigné, les cabochons… essayez ensuite de retrouver les styles dans les vitraux !

En 1894, Monsieur Bing, marchant d’art, introduit les œuvres de Tiffany en Europe. Il devient distributeur exclusif de la maison Tiffany. Malheureusement quelles divergences vont apparaitre entre les 2 hommes. Tiffany crée le vitrail « Au nouveau Cirque » inspiré par le tableau de Toulouse-Lautrec, cette interprétation est un peu trop moderne pour l’époque.

Les petits morceaux de verre qu’il reste du travail des vitraux, sont réutilisés pour réaliser les fameuses lampes Magnolia. Il a également amélioré la technique d’Arthur Has pour l’irisation des vases : verre « Favrile ».

Tiffany s’inspirait beaucoup de la faune et de la flore. J’ai beaucoup aimé les vases fleurs : bouton fermé, fleur à peine éclose, fleur épanouie, fleur chiffonnée…

Aussi, cette exposition rend hommage à l’ensemble des personnes qui ont pu travailler pour Tiffany. Par exemple, Agnes Nathrop qui travailla 50 ans chez Tiffany. Elle était une des dessinatrices des magnolias et glycine mauves qui sont devenus l’emblème de la maison Tiffany.

En 1900, la demande est croissante alors pour satisfaire ses clients Tiffany va standardiser ses objets. Tiffany meurt en 1933, la production est arrêtée.

Grâce à Tiffany l’artisan est devenu l’égale du peintre et l’art décoratif est devenu un art.

Curiosité : regardez sous vos pieds, la moquette est au style Tiffany !

L’entrée est assez chère à priori (11€) mais les œuvres viennent du monde entier (Londres, New York, Australie, Inde, Dallas…) et le transport de ces objets si fragiles doit être un véritable casse-tête !

Site internet : http://www.museeduluxembourg.fr/

Restaurant Au vieux Belleville

Peggy, le 9 novembre 2009

Restaurant testé par Alain et Chantal :

Après une jolie ballade dans le Quartier de Belleville, nous nous sommes assis à la table du vieux Belleville. Il y avait dans ce resto, une ambiance familiale et conviviale, dirigé de main de maitre par le patron, Joseph.

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C’est le lieu de réunion de tous les habitués du quartier, des plus jeunes aux plus anciens. Ce jour là, nous avons fait la rencontre insolite de la sœur et du neveux de Paco Ibanez, Luccio, Fernando et un journaliste du Monde, tous anciens de la guerre d’Espagne. Que de souvenirs !

Nous avons mangé nos salades, cuisses de canard, dessert sous l’œil de la môme Piaf.

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Nous avons fini par des chansons de Léo Ferré reprises par le patron.

Luccio nous a appris l’origine du nom de la rue « Envierges » : Dans des temps anciens, il y avait un couvent en bas de la rue où il y avait cent nones présumées vierges transformé ensuite en « envierges » !

Le soir on s’y retrouve pour écouter du musette, des chansons de la Commune notamment le jeudi soir avec Riton la Manivelle (http://www.musictrad.org/membres/riton/index.php)

Quelques infos pratiques

12, rue des Envierges (75020 Paris)

Tel: 01 44 62 92 66

Métro 11 Pyrénée

http://www.le-vieux-belleville.com

Tous les jours sauf le dimanche de 11h à 15h et de 19h à minuit.

  • Menu du midi : 12 €
  • Menu du soir : 25 €
  • Menu à la carte : 25-30 €